un an après le début de l’épidémie, retour sur la gestion des autorités en France

un an après le début de l’épidémie, retour sur la gestion des autorités en France

Des personnes portant un masque marchent dans la rue, le 9 janvier 2021 à Rennes. (LOIC VENANCE / AFP)11 janvier 2020. Une date qui restera en mémoire : les autorités chinoises annoncent la mort d’une personne, contaminée par un « virus inconnu » à Wuhan. Un virus qualifié de « mystérieux mais moins grave que le Sras », affirment alors les autorités sanitaires et politiques.On parle alors d’un mystérieux virus. Quarante-cinq personnes sont contaminées à Wuhan, en Chine. Une semaine plus tard, le 18 janvier 2020, Jean-Claude Manuguerra, virologue et responsable de la cellule d’urgence à l’Institut Pasteur, est interrogé sur franceinfo : « Ce que l’on sait, c’est que c’est un coronavirus proche du Sras, qui a fait beaucoup parlé de lui en 2003 et qui avait effrayé le monde à l’époque, affirmait-il. Il semblerait cependant que ce virus soit moins virulent, moins pathogène que son prédécesseur le Sras, dont on s’était débarrassé. »>> « Nous sommes en guerre », « On ne doit pas acheter de masques »… 10 déclarations qui ont marqué l’épidémie de coronavirus en FranceLe 20 janvier 2020, les autorités chinoises annoncent un troisième mort et 200 cas de contamination. Quelques cas sont également déclarés en Thaïlande et au Japon. Yazdan Yazdanpanah, chef du service maladies infectieuses à l’hôpital Bichat et expert auprès de l’organisation mondiale de la Santé, est interrogé ce jour-là sur franceinfo. Pour lui, la référence, c’est toujours l’épidémie de Sras de 2003, un virus très mortel, près de 50% de morts, mais qui est resté très localisé. « Sur les 200 cas, pour l’instant il y a trois décès et neuf formes sévères, donc par rapport au Sras, ça semble moins sévère », affirme-il. L’épidémie a-t-elle des risques de s’étendre ? « Ce qui est pour l’instant assez rassurant, c’est qu’il n’y a pas eu de transmissions secondaires dans ces pays-là, ce sont des cas importés. Il y a un risque mais je pense qu’on est beaucoup mieux préparés qu’il y a 20 ans au moment du Sras pour essayer de contenir l’épidémie, je pense qu’on a des armes pour lutter contre. »Le 21 janvier 2020, Agnès Buzyn tient un point presse. « Le risque d’introduction en France de ce virus est faible mais ne peut pas être exclu », assure la ministre de la Santé. Néanmoins, elle précise que « la situation est très évolutive » et que « des messages de précaution sont d’ores et déjà affichés en provenance ou à destination de Wuhan », la ville chinoise considérée comme le foyer d’origine de la maladie. Mais « aucune mesure de contrôle aux frontières n’a été prise, conformément aux recommandations de l’OMS ».Epidémie de coronavirus en Chine : « Le risque d’introduction en France de cas liés à cet épisode est faible mais il ne peut pas être exclu », affirme la ministre de la Santé Agnès Buzyn pic.twitter.com/tz4qmpuyC1 — franceinfo (@franceinfo) January 21, 2020 Le lendemain, des salariés de Peugeot expatriés à Wuhan sont rapatriés. Ils sont les premiers ressortissants français à quitter en urgence la ville épicentre de l’épidémie de coronavirus. Une semaine plus tard, un premier avion affrété par la France pour embarquer 200 Français décollera de Roissy-Charles De Gaulle jeudi 30 janvier 2020, pour atterrir dans la journée à Wuhan, ville strictement confinée par les autorités chinoises. Les Français rapatriés seront isolés à leur tour mais aucun contrôle de frontière n’est instauré. Le 23 janvier 2020, c’est l’arrivée des premiers tests qui permettront de distinguer le coronavirus de la grippe qui circule en parallèle avec les mêmes symptômes. Mais on ne teste que les gens avec symptômes qui sont ensuite isolés. Pour Yazdan Yazdanpanah, ce dispositif doit permettre d’éviter l’épidémie. « Il ne faut pas céder a la panique, assure-t-il. On a un dispositif qui marche, qui permet de détecter vraiment rapidement les patients, de les isoler et faire le diagnostique. Il va y avoir des cas, par contre, la probabilité d’une épidémie en France ou en Europe est extrêmement faible. »Sauf que les premiers cas sont signalés en France… Le lendemain. Le 24 janvier 2020, trois patients sont hospitalisés à Bordeaux et à Paris, un Français d’origine chinoise et deux personnes ayant séjourné à Wuhan. Le nombre de cas augmente chaque jour mais on continue de dire qu’il n y a pas d’épidémie. Dix jours plus tard, le 3 février 2020, c’est une certitude pour le directeur général de la Santé Jérôme Salomon : « Il n’y a pas d’épidémie en France, même pas de chaîne de transmission dans notre pays et aucune circulation du virus sur le territoire. Il n’y a donc aucune mesure particulière à prendre pour le grand public. »Quatre jours plus tard, le 8 février 2020, le premier cluster se déclare à la station de ski des Contamines. Une semaine plus tard, le 15 février 2020, les autorités annoncent qu’un patient chinois de 80 ans hospitalisé à Paris est mort. Le 11 janvier 2021, on compte 67 750 morts du coronavirus.A lire aussiSujets associés

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